Être citadin d’origine chinoise à Madagascar

séminaire « Présences chinoises en Afrique » séance du 18 janvier 2017


École des hautes études en sciences sociales
Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine 
UMR 8173 Chine-Corée-Japon EHESS/CNRS
 
Dans le cadre du séminaire
 
Présences chinoises en Afrique
 
vous êtes invité(e) à participer à la prochaine séance qui aura pour thème :
 
Être citadin d’origine chinoise à Madagascar 
Insertions socio-spatiales et interactions avec la société malgache
 
La séance sera animée par
Catherine Fournet-Guérin
maître de conférences (HDR) en géographie,
Université de Reims Champagne-Ardenne
)
 
mercredi 18 janvier 2017
9h - 11h
salle du conseil A (niveau -1) ⇐ changement de salle
 
190, av. de France -- 75013 Paris
M° Quai de la Gare
 
 

Présentation

Madagascar apparaît comme un pays singulier en Afrique puisqu’il est l’un des seuls à accueillir sur son territoire une minorité d’origine chinoise depuis plus d’un siècle. De ce fait, coexistent de nos jours deux groupes de populations identifiées comme « chinoises » par les locaux, d’une part les nouveaux venus installés depuis les années 1990, et d’autre part ceux issus des vagues migratoires de l’époque coloniale qui sont par contrecoup dorénavant désignés en tant qu’« anciens Chinois ». Si les « anciens » sont installés aussi bien à la campagne qu’en ville, les « nouveaux » sont quant à eux pour l’essentiel citadins, de passage à Madagascar ou ayant décidé de rester. Dans cette intervention, Catherine Fournet-Guérin, géographe, proposera une analyse centrée sur les citadins d’origine chinoise à Madagascar : en partant de la ville, de ses habitants, on verra comment sont insérées ces populations dites chinoises, quels sont leurs rapports à la ville, leurs identités spatiales à différentes échelles, leurs relations avec la société majoritaire, et les tensions à la fois internes aux groupes et avec cette dernière. L’optique est ethnographique, centrée sur le recueil de la parole des acteurs, fondée sur l’observation des pratiques quotidiennes et sur l’analyse des représentations, celles de « Chinois » comme celle des citadins d’origine malgache. L’intérêt de ces approches « micro » est de mettre la focale sur les individus. Se dessine alors le portrait de citadins d’origines diverses engagés dans des interactions multiples, avec l’émergence de formes d’échanges inter-culturels variés et riches, quoique également non exempts de tensions.