Investissements en Afrique : La Chine et les « partenaires traditionnels »

Investissements en Afrique : La Chine et les « partenaires traditionnels »
Thierry Pairault

Version actualisée et complétée. 

À l’origine de ce document de travail, il y a la diatribe que m’a adressée un lecteur en colère qui estimait que, dans l’un de mes articles, j’aurais tenté de minimiser l’importance de l’investissement chinois en Afrique pour mieux et indûment valoriser le rôle des anciennes puissances coloniales ou – pour employer une expression politiquement plus édulcorée – des « partenaires traditionnels ». Je ne pense pas avoir jamais introduit un tel biais dans mes analyses, d’autant moins qu’en l’occurrence il n’était nullement fait allusion à ces « partenaires traditionnels ». En revanche, cette mercuriale m’avait suggéré de m’intéresser à cette question, partant j’avais tenté une première fois en juillet 2018 de réunir les éléments disponibles, en particulier, j’avais analysé les données les plus récemment calculées et accessibles sur le site d’Eurostat (l'office de statistique de l'Union européenne) que je publiais ici sous le titre d’Investissements en Afrique : Chine vs « partenaires traditionnels ». Eurostat ayant récemment (17 juin 2019) mis à jour sa base de données en ligne, j’en ai profité pour faire un retour sur mon approche et aller plus loin. C'est ce que propose le document de travail disponible ici  et là .

At the root of this working paper is the diatribe I received from an angry reader who felt that, in one of my articles, I had attempted to downplay the importance of Chinese investment in Africa in order to better and unduly value the role of former colonial powers or - to use a politically watered-down term - "traditional partners". I do not think that I have ever introduced such a bias in my analyses, especially since in this case there was no reference to these "traditional partners". On the other hand, this mercurial had suggested that I should take an interest in this question, so I made a first attempt in July 2018 to gather the available elements, in particular, I analysed the most recently calculated data available on the Eurostat (the European Union's statistical office) website, which I published here under the title Investment in Africa: China vs "traditional partners". As Eurostat has recently (17 June 2019) updated its online database, I took the opportunity to review my approach and go further. This is what this working paper [in French] available here and there proposes: .

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