The Conversation : un racket ?

Nombreux sont ceux qui ont entendu parler de ce média en ligne nommé The Conversation, voire qui ont pu éventuellement y participer. J’avais compris que leur objectif était de faire s’exprimer des enseignants-chercheurs pour éclairer l’actualité. Je leur ai donc soumis le sept février une note intitulée Dettes africaines et prêts chinois, quelle corrélation ?. Voici la réponse reçue une heure et seize minutes après cette soumission.

Cher Monsieur,

Merci beaucoup de cette proposition. Hélas, je suis obligé de la refuser pour l'instant malgré tout l'intérêt du sujet. En effet, les établissements auxquels vous êtes affilié ne font pas partie des 70 membres de l'association The Conversation qui financent notre travail.

En effet, l'EHESS et le CNRS, contactés à de multiples reprises, ne semblent pas intéressés par une adhésion à The Conversation, ce que nous regrettons bien évidemment étant donné la qualité de la collaboration éditoriale qui pourrait être mise en place.

Merci de votre compréhension et de l'intérêt que vous portez à notre média.

Bien cordialement,  

[Ici apparaît le nom de mon interlocuteur qui ne fait que suivre une politique]

Cette ségrégation motivée au nom d’intérêts financiers et non au nom de l’intérêt scientifique d’un travail est singulièrement déconcertante. En fin de compte, The Conversation est plus intéressé par l’importance des relations financières que ce média peut entretenir que par la qualité des informations et des analyses qu’il peut diffuser. Mais, peut-être suis-je trop naïf ?